Le sujet des cartes interzones utilisées hors de France a été traité par Bertrand Sinais (de l'académie de philatélie) dans les articles Iris et Pétain : l'emploi des entiers postaux hors de France parus dans Le Monde des Philatélistes (n°459 de janvier 1992; n°460 de février 1992; n°463 de mai 1992).

L'envoi de cartes par avion

L'acheminenement par avion des cartes interzones entre la zone occupée et les colonies est autorisé le 23 décembre 1940. Il est toutefois interdit, par crainte de messages dissimulés sous les timbres, d'ajouter un affranchissement complémentaire pour la surtaxe avion.

Celle-ci est matérialisée par un cachet indiqué le montant de la surtaxe acquittée.

En zone occupée, ces cachets sont apposés par les bureaux Paris R.P. et Bordeaux R.P.

 
 
Devant de lettre envoyée de Guillonville (Eure-et-Loire) le 9 septembre 1942 à destination de Paris R.P. et affranchie à 3F50. L'enveloppe contenait probablement une carte interzones à destination de l'Afrique Occidentale Française, le montant correspondant à la surtaxe aérienne pour l'AOF, à charge du bureau de Paris R.P. d'apposer le cachet matérialisant cette surtaxe sur la carte.
 
 

Les cartes interzones utilisées avec les colonies

Afrique française du Nord

     
 
Carte au type Iris (texte pré-imprimé) envoyée de Meknès (Maroc) le 30 mai 1941 avec surcharge "Casablanca postes avion / Surtaxe aérienne perçue : 1fr"
 
 
     
 
Carte au type Iris à 80c envoyée d'Algérie à destination du Royaume-Uni avec un complément d'affranchissement en timbres algériens (tarif : 1fr50 pour la CP étranger + 1fr de surtaxe aérienne d'Alger à Marseille). Ce n'est pas à proprement parler un usage interzones, mais la diffusion d'entiers Iris en Algérie découle des directives de la correspondance interzones exigeant un type précis d'entier.

Afrique Occidentale Française

     
 
Carte au type Iris (texte pré-imprimé) envoyée de Carabane au Sénégal le 6 août 1941 à destination de Brénouville dans l'Oise